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Définir une politique en faveur de l’emploi des seniors dans une entreprise de services financiers : l’exemple de Cofidis
Posté par BiTWiiN & Co dans Exemples & bonnes pratiques le 19 juin 2009
Cofidis en décidant de participer de manière volontaire dans le processus de recensement des bonnes pratiques mené par l’agence de notation sociale Vigéo pour le gouvernement, s’est engagé à insérer la gestion des âges dans son projet d’entreprise. Petit retour.
Mettre en place une politique d’entreprise réussie en faveur de l’emploi des seniors n’est pas toujours chose aisée. L’exemple Cofidis est remarquable car la taille encore humaine de l’entreprise (1600 salariés) et son secteur relativement jeune (le crédit à la consommation) ne prédisposait pas forcément l’entreprise pour ce genre de défi.
Comme fréquemment, c’est d’abord parce que ce plan d’action senior s’insère dans un projet d’entreprise qu’il peut être viable.
Christine Jutard, Directrice des ressources Humaines chez Cofidis, commente ainsi » La mise en évidence de nos atouts et faiblesses en matière d’emploi des seniors va nous aider à poursuivre les efforts déjà engagés sur le terrain du dialogue social. [...] nous souhaitons apporter notre contribution à la dynamique positive dans laquelle le gouvernement s’est engagé, afin de relever ensemble le défi de la gestion des âges dans l’entreprise. »
Aujourd’hui, 70 personnes chez Cofidis ont plus de 50 ans. Cela représente 4,4% des effectifs. C’est faible, mais c’est un taux habituellement constaté dans beaucoup d’entreprises de tailles moyennes. Afin d’anticiper l’avenir et de maintenir l’employabilité et la motivation des salariés jusqu’à la fin de carrière, Cofidis a cependant cherché à instituer des bonnes pratiques dans l’entreprise dans plusieurs domaines.
Les pratiques favorables aux seniors mises en place dans le processus recrutement
Cofidis recourt systématiquement à la « plateforme motivation » de l’ANPE pour les postes de conseillers clientèle. Cet outil permet une sélection des candidats, sans condition de diplôme et uniquement par des tests sur les aptitudes professionnelles-méthode de recrutement par simulation (MRS). Des résultats tangibles en matière de diversification des profils et notamment d’élévation de l’âge des personnes recrutées ont été observés.
Cofidis innove également avec COFI-Talent, une initiative en marge du processus classique de recrutement. L’objectif de cette nouvelle méthode est de favoriser un espace d’expression libre pour les candidats, afin de révéler leurs talents. Ainsi, l’entreprise organise dorénavant tous les trimestres des sessions de recrutement uniques en leur genre en invitant les candidats à mettre en avant un talent particulier plutôt que leur seul parcours professionnel.
Les deux grandes forces de ces mesures sont le fait qu’elles ne s’adressent pas aux seniors directement par leur âge mais indirectement en leur ouvrant des canaux où l’âge n’est plus un facteur discriminant car il n’est plus au centre de la discussion mais placé en marge, laissant toute la place à l’expression des talents et des motivations
Les pratiques favorables aux seniors dans la gestion des carrières et la formation
De nombreux outils mobilisables par les salariés tout au long de leur carrière existent chez Cofidis : un entretien annuel d’évaluation, complété par un point carrière individuel à la demande de chaque salarié ; un point santé à la demande du collaborateur ; un service de gestion de carrière, avec un correspondant carrière pour chacun ; un accompagnement des projets professionnels externes et d’aide à la mobilité géographique…
Outre ces outils existants, Cofidis projette de renouveler régulièrement la communication sur la mobilité interne pour toucher l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise, y compris les plus récents.
Enfin la formation est une valeur fondamentale de l’entreprise. 6,85% de l’entreprise y est intégralement consacré et les seniors ne sont pas exclus de ces processus de formation. Sur les 70 salariés seniors de plus de 50 ans chez Cofidis, 59 ont été formés pour une durée moyenne de 3,7 jours en 2007-8.
Des conditions de travail favorables aux seniors
L’intégration des risques psychosociaux dans le plan de prévention annuel est une initiative intéressante de la part de Cofidis. Elle comprend deux approches complémentaires : une approche collective avec, en 2009, une étude sur l’organisation du travail et les facteurs de stress (réalisée par un cabinet extérieur, la médecine du travail et le CHSCT) et une approche individuelle avec une formation sur la gestion du stress à l’attention des managers et des non-managers.
Ces quelques bonnes pratiques sont la preuve qu’un accord d’entreprise pour l’emploi des seniors ou un plan d’action peuvent prendre une place durable dans une entreprise à deux conditions :
- Etre clairement impulsés et soutenus par la direction de l’entreprise et le service ressources humaines
- Etre orientés gestion des âges et pas simplement gestion des seniors, en agissant pour une meilleur insertion de tous dans l’entreprise
Sources : FocusRH.com, Cofidis, Vigéo
Nos Prestations
Posté par BiTWiiN & Co dans le 18 juin 2009
« A partir du 1er janvier 2010, toute entreprise de plus de 300 salariés n’étant pas couverte par un accord d’entreprise ou un plan d’action en faveur de l’emploi des seniors devra s’acquitter d’une amende de 1% de sa masse salariale par mois non couvert ».
Malgré des nombreuses idées reçues, l’emploi ou le maintien des seniors dans une entreprise est souvent une source de rentabilité et de pérennité du savoir-faire. Cela peut même devenir une véritable source de motivation et de cohésion interne grâce aux échanges créés entre jeunes et moins jeunes.
Sensible à cette problématique, BiTWiiN.com propose de faciliter la mise en relation de candidats seniors disposant de compétences et de savoir-faire avec des entreprises à la recherche de profils disponibles pour des missions ponctuelles ou des postes à temps partiel.
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Dans le cadre d’un Plan d’Action Senior, la mise en place ne représente pas forcément un centre de coûts important et peut s’avérer plus intéressant et plus constructif à long terme que d’acquitter l’amende imposée par la législation
Tous ces chantiers imposent deux contraintes nécessaires à leur réussite :
- une implication sans faille de la direction de l’entreprise
- un accompagnement dans les démarches de l’entreprise :
- en amont : enquêtes et questionnaires pour comprendre les forces et faiblesses de l’entreprise
- En aval : pour la mise en place et le suivi des actions et politiques retenues.
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Plan d’action senior : définition, règles et composantes
Posté par BiTWiiN & Co dans Aspects légaux, Plan d'action Senior le 9 juin 2009
Grands principes, règles et étapes d’un plan d’action senior
Si la plupart des grandes entreprises françaises ont adopté un plan d’action seniors (et parfois même un accord d’entreprise) depuis plusieurs années, la partie du Code de la Sécurité Sociale 2009 relative à l’emploi des seniors risque de mettre prendre de court nombre de PME.
Pourtant, la mise en place d’un plan d’action senior s’avère fréquemment à long terme rentable pour l’entreprise tant les effets peuvent être positifs si le plan a été bien conçu, mis en place, encadré et suivi.
Voici les grandes étapes de la réalisation d’un plan d’action senior pour vous aider à vous atteler à ce dossier « Projet de plan d’action senior » qui traîne depuis quelques semaines sur votre bureau.
Etape 1 du plan d’action senior : Auditer et projeter
La première étape d’un plan d’action senior consiste à :
1. Etablir une vision quantitative et qualitative claire de la place des seniors dans l’entreprise donnée
2. Projeter ces données dans le futur pour faire ressortir les points forts et les points de vulnérabilité de l’entreprise en matière d’emploi des seniors
Cela implique donc de prime abord de faire ressortir :
- Une approche quantitative de la composition de l’entreprise : pyramide des âges de l’entreprise, répartition homme/femme, niveau d’études, types de contrats et l’ancienneté, …
- Une approche quantitative des flux humains de l’entreprise : typologie des recrutements, typologie des départs, typologie des promotions, …
- Un volet formation : public visé, formations proposées
- Une approche qualitative : questionnaires et entretiens individualisés avec les seniors de l’entreprise pour faire un état de leurs compétences, leurs évolutions de carrières souhaitées et leurs motivations.
Une fois cet état des lieux quantitatif et qualitatif réalisé, reste à l’analyser et à le tirer sur 3 ans pour dresser un état des lieux « toutes choses égales par ailleurs » de l’entreprise
Etape 2 du plan d’action senior : Utiliser ses atouts, combler ses lacunes, fixer des objectifs
La deuxième étape demande une analyse de la première pour comprendre les forces et faiblesses de l’entreprise.
En fonction de l’analyse réalisée, il conviendra de placer des objectifs chiffrés en termes de :
1. Maintien dans l’entreprise des salariés seniors de plus de 55 ans
Ou
2. Recrutement de salariés seniors de plus de 50 ans
En plus de cet objectif chiffré, l’entreprise devra mettre en place au des dispositions favorables au maintien ou au retour à l’emploi des seniors dans au moins 3 des 6 domaines d’actions suivant :
- Recrutement de salariés seniors dans l’entreprise
- Anticipation de l’évolution des carrières professionnelles
- Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité
- Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation
- Aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite
- Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat
La première étape est donc clé pour capitaliser sur les points forts de l’entreprise (système de formation très développé, entretiens de troisième partie de carrière systématique ou recrutement de seniors dans tel ou tel domaine) afin de maximiser les chances de réussite du plan.
A l’inverse, les points de vulnérabilité (dispositifs de pré-retraites ancrés dans les mentalités, absence de système de tutorat ou conditions de travail pénibles et identiques pour tous par exemple) ont intérêt à être enrayés rapidement pour ne pas nuire à la réussite du plan d’action senior.
Etape 3 du plan d’action senior : Mesurer et suivre, accompagner et encadrer
Dernière étape du plan d’action, la mesure et le suivi par des indicateurs chiffrés et la mise en place de procédures d’encadrement et d’accompagnement vont être l’étape inratable du plan d’action senior.
La définition des indicateurs de suivi va permettre à tous de voir les effets du plan d’action senior et aux plus initiés d’affiner et de rectifier les nouvelles dispositions encore imparfaites.
L’insertion de processus de contrôle et de reporting (testings , baromètres sociaux, etc) va être clé pour la validité du plan d’action d’un point de purement légal. Mais cela va avant tout être la meilleure façon pour le service RH et les managers de terrains de vérifier la bonne application des dispositifs mis en place et des objectifs fixés.
La Loi 2009 sur l’emploi des seniors : explications et modalités d’application
Posté par BiTWiiN & Co dans Aspects légaux, Plan d'action Senior le 8 juin 2009

Retour sur la Loi 2009 sur l’emploi des seniors : définition, règles générales, modalités d’application et date d’effet
Le 21 mai 2009 fixe une nouvelle étape dans l’évolution de la législation relative à l’emploi des seniors.
la Loi 2009 relative à l’emploi des seniors place deux objectifs : le maintien dans l’emploi pour les seniors de plus de 55 ans et le retour à l’emploi pour les seniors de plus de 50 ans.
Le plan d’action senior
Pour atteindre ces objectifs, les entreprises concernées par cette loi (+ de 50 salariés) devront avoir mis en place un plan d’action senior leur permettant de chiffrer les résultats obtenus. A défaut de plan mis en place, ou si le plan d’action senior n’est pas conforme, les entreprises devront s’acquitter d’une amende de 1% de la masse salariale.
Au delà de ces objectifs et de l’éventuelle sanction qui l’accompagne, le texte fixe six domaines d’actions sur lesquels devront porter partie des plans d’action seniors mis en place :
- le recrutement des salariés âgés dans l’entreprise
- l’anticipation de l’évolution des carrières professionnelles,
- l’amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité
- le développement des compétences et des qualifications et accès à la formation
- l’aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite
- la transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat
Chaque entreprise devra intégrer à son plan d’action senior au moins trois de ces six domaines d’action afin de pouvoir répondre aux deux objectifs de maintien et de retour à l‘emploi des seniors.
Chacun de ses domaines d’actions intégrés au plan d’action senior de l’entreprise doit être assorti d’objectifs chiffrés mesurés par des indicateurs de suivi laissés au libre choix des entreprises.
Les modalités d’application
Cette législation s’applique à partir du 1er janvier 2010 et la pénalité sera infligée pour chaque mois entier non couvert par un plan d’action senior à partir de cette date.
La loi différencie deux types d’entreprises :
- Les entreprises entre 50 et 300 salariés : si un accord de branche a été convenu, elles n’ont pas à s’acquitter de la pénalité s’il est respecté par l’entreprise en question.
- Les entreprises de 300 salariés et plus : il faut être couvert
- Ou par un accord signé par les partenaires sociaux
- Ou, si cet accord n’a pas être conclu, par un plan d’action senior présenté par l’employeur
Le plan d’action senior doit être adressé à la préfecture. Celle-ci peut demander dans un délai d’un mois des informations complémentaires sur le plan d’action senior, et dispose de trois mois pour donner une réponse négative à ce plan, s’il n’y a pas de réponse dans les trois mois, le plan d’action senior est considéré comme valide. La préfecture envoie alors un courrier à l’entreprise pour signifier la conformité du plan d’action senior et en adresse une copie à l’organisme chargé du recouvrement des cotisations d’assurance vieillesse.
Une communication annuelle auprès du comité d’entreprise ou des délégués du personnel doit également être mise en place par l’entreprise. Il est également important de préciser que le plan a une durée maximale de 3 ans.
La loi 2009 du code de la Sécurité Sociale relative à l’emploi des seniors en bref
| Quand ? | Applicable à partir du 1er janvier 2010 |
| Pour qui ? | 1. Entreprise de - de 50 salariés : non applicable 2. Entreprise entre 50 et 300 salariés : accord de branche ou plan d’action senior si pas d’accord de branche 3. Entreprise de plus de 300 salariés : accord avec les partenaires sociaux ou plan d’action senior à défaut |
| Quoi ? | Le plan d’action doit contenir : 1. Un audit quantitatif et qualitatif et des projections de la typologie de l'entreprise sur 3 ans ; 2. Des objectifs chiffrés de maintien et de retour dans l’emploi des seniors et des dispositions favorables à ces objectifs portant sur au minimum trois domaines d’action choisis la liste des six ; 3. Des indicateurs de suivi et les modalités de l'accompagnement et de l'encadrement du plan d'action senior. |
| Comment ? | Mise en place du plan d’action senior et validation du plan d’action senior auprès de la préfecture de domiciliation de l’entreprise |
| Sinon ? | Amende de 1% de la masse salariale par mois entier non couvert par un accord ou un plan d’action senior à payer aux organismes de recouvrement des cotisations de l’assurance vieillesse. |
Les outils 2.0 au secours du partage de connaissance des seniors
Posté par BiTWiiN & Co dans Actualités, Aspects légaux le 5 juin 2009
Les seniors en entreprise sont détenteurs d’une connaissance et d’une expérience unique qui est insuffisamment valorisée. Pire, trop souvent, les départs en retraite provoquent une perte brutale et définitive de cette connaissance.
La discipline du Knowledge Management est maintenant comprise mais beaucoup d’entreprises n’ont pas encore pris le temps de se doter des pratiques adéquates. La première étape serait pourtant de mettre en place une politique de transfert d’expérience et d’échange. Les seniors sont une première cible de choix d’une politique de Knowledge Management.
Les outils 2.0 (plate-formes participatives en ligne ou entreprise 2.0) peuvent aujourd’hui être le terreau d’une telle politique. A condition d’être réfléchis en amont et accompagnés pendant le déroulement. Visite guidée !
Fluidité des échanges en milieu 2.0
Le Knowledge Management entend valoriser une donnée non quantifiable : la connaissance, l’expérience acquise. Cette information navigue déjà dans l’entreprise par ailleurs (formation, voie hiérarchique, échanges informels). Mais les canaux habituels ne permettent pas une navigation fluide et efficace de cette connaissance. Elle donne peu la place, par exemple, aux échanges entre différentes entités dans l’entreprise ou aux échanges déhiérarchisés.
Les outils 2.0, si ils sont correctement conduits et animés, peuvent réinstaller au cœur de l’entreprise un terrain d’échange moins formel mais plus efficace. Les blogs et wikis ont permis au grand public de prendre la parole et d’échanger de l’information sur l’Internet Grand Public. De la même manière, les outils 2.0 peuvent redonner une place centrale à l’information pure détachée des contraintes formelles ou hiérarchiques habituels.
Pannel des outils 2.0 au service du partage de connaissances
Les outils participatifs qui nous intéressent ici sont ceux qui autorisent la prise de parole des détenteurs de l’information en dehors des canaux existants :
- Les blogs ne sont donc pas l’outil le mieux adapté puisqu’ils adoptent un principe de hiérarchie des acteurs entre le (ou les) rédacteur(s) et les éventuels lecteurs et commentateurs ;

- les forums sont un outil plus démocratique dans l’usage et plus adapté à la démarche mais restent complexes à organiser et animer : nous les choisirons comme bac à sable, lieu d’échanges très informel en amont d’une véritable mise en place d’un outil de partage de connaissances ;
- les wikis sont également adaptés dans une logique de contribution participative : particulièrement adaptés à l’élaboration commune d’un document dont le sommaire est défini en amont et où chacun peut compléter selon ses propres connaissance (à la manière d’un article de Wikipédia). Exemples : manuel d’utilisation, guide d’exploitation, etc. ;

- les plate-formes de questions-réponses se présentent sous forme de « foire aux questions » participatives. Chaque employé peut poser une question et chacun peut également proposer une réponse aux questions en attente. L’équivalent grand public est du type « Yahoo! Questions Réponses« . Ces solutions allient l’ouverture des outils de type forums avec une rigueur supplémentaire dans la présentation et sont particulièrement adaptés au partage de connaissances.
Mise en place et accompagnement
L’existence d’outils tout-faits et simples à mettre en place techniquement ne doit pas éclipser le besoin d’accompagnement que nécessitent de telles pratiques. En effet, pour être efficace, la politique de partage de connaissance doit être pensée pour s’adapter au contexte de l’entreprise et animée.
La démarche doit d’abord permettre d’identifier les manquements actuels en terme de partage de connaissance et les leviers de mise en place d’une telle politique. Il est, en effet, important de démarrer avec un sujet et une cible réduite qui serviront d’étalon et de promotion pour l’élargissement du projet par la suite.
Il faut aussi impérativement prévoir et encadrer les interventions. Ce type de pratiques doit permettre de valoriser une connaissance jusqu’alors sous-estimée ou ignorée. Elle doit donc proposer aux employés et notamment les seniors d’être reconsidérés dans leur travail. A l’inverse, il faut veiller à sensibiliser sur l’attrait commun de telles solutions. Le risque étant d’être perçu comme une tentative supplémentaire de se passer facilement des futurs retraités. Des leviers de valorisation et d’émulation sont alors à mettre en place (visibilité accrue, événements liés, etc.).
De plus, il faut mesurer la place que peuvent et doivent prendre ces nouveaux processus dans le travail actuel. Il s’agit de permettre une prise de parole et un échange plus libre et moins formalisé mais qui ne doit pas se substituer au reste de l’activité. Une charte d’utilisation et un suivi doivent permettre d’encadrer cela.
Enfin, il faut former les utilisateurs à ces nouveaux outils et les sensibiliser sur leurs attraits partagés et leurs risques inhérents. Les études et exemples déjà menés (la démarche des pilotes pilotes d’eSangathan) montre qu’il n’existe pas de frein générationnel à l’appropriation de ces outils par les seniors.
Une démarche construite et valorisante
En définitive, les outils participatifs 2.0 sont parfaitement adaptés à une politique de partage de connaissance en entreprise. En particulier, ils peuvent aider à revaloriser l’expérience des seniors.
Même si les outils existent, la démarche de mise en place doit être réfléchie et accompagnée :
- Audit des manquements et des leviers (identification des thèmes et cibles de la phase de test) ;
- Choix et mise en place des outils ;
- Formation et sensibilisation des équipes (charte de bon usage) ;
- Accompagnement, animation et suivi ;
- Bilan de la phase de test et élargissement du projet ;
Vous commencez quand ?
