Archives de la catégorie Aspects légaux
Embaucher un senior comme prestataire entre dans le cadre du plan d’action senior
Posté par BiTWiiN & Co dans Aspects légaux, Plan d'action Senior le 30 août 2011
Depuis le 1er janvier 2010, les entreprises de plus de 300 salariés sont dans l’obligation de mettre en place un plan d’action senior sous peine de devoir payer une amende pouvant représenter jusqu’à 1% de la masse salariale. Lire la suite »
L’embauche des seniors menacée suite à une décision de la Cour de Cassation
Posté par Elodie dans Aspects légaux le 21 juillet 2011
Fin juin 2011, la Cour de Cassation a statué en faveur d’une salariée qui, embauchée à l’âge de 65 ans, avait été poussée à la retraite par son employeur 4 ans plus tard au seul motif de son âge.
La Cour de Cassation a créé une jurisprudence en estimant que « lorsque le salarié avait atteint, au moment de son engagement, l’âge permettant à l’employeur de le mettre à la retraite en application de l’article L1237-5 du Code du travail, son âge ne peut constituer un motif permettant à l’employeur de mettre fin au contrat de travail ». Lire la suite »
Prime de 2000€ pour l’embauche d’un senior : une mesure efficace pour lutter contre le chômage des seniors ?
Posté par BiTWiiN & Co dans Actualités, Aspects légaux le 27 mai 2011
Dans le cadre de son plan de lutte pour l’emploi, Nicolas Sarkozy a annoncé mardi dernier le versement d’une prime de 2000€ pour toute entreprise qui recrute un chômeur de plus de 45 ans.
Le président de la République souhaite faire évoluer les mentalités dans l’entreprise au sujet de l’emploi des seniors et cette prime peut y contribuer, en accordant un coup de pouce financier aux entreprises.
La France présente l’un des plus faibles taux d’emploi des seniors. 37,3 % des 55-64 ans travaillent contre plus de 41 % en moyenne chez nos voisins européens, selon le Ministère du Travail et de l’Emploi. Alors que l’âge légal de départ à la retraite est de 62 ans, beaucoup de Français finissent leur carrière avant. Lire la suite »
Présentation des modalités prévues par la circulaire d’application de la loi pour le maintien des seniors en entreprises
Posté par BiTWiiN & Co dans Aspects légaux le 24 juillet 2009
Nous ne reviendrons sur les critères prévues par l’article 87 récent de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 qui a mis en place un plan national d’action en faveur de l’emploi des seniors en entreprises.
La circulaire relative à cette loi est sortie le 9 juillet 2009 et précise les modalités de mise en place du dispositif auprès des organismes qui en auront la charge (préfecture, directions départementales et régionales du travail…).
Après avoir précisé les conditions de non-assujettissement à la pénalité prévue par la loi – pour mémoire, le principe d’une pénalité de 1% des rémunérations versées aux travailleurs (masse salariale) pour les entreprises employant au moins 50 salariés – la circulaire précise les éléments requis et attendus dans les accords ou les plans d’action senior.
Contenu des accords et/ou des plans d’action attendus par les organismes référents:
Les plans d’actions ou accord de branches ou d’entreprises devront impérativement présenter deux types d’informations :
- d’une part, des données chiffrées qui devront correspondre aux objectifs fixés en termes de maintien dans l’emploi des seniors ou au recrutement de salariés âgés.
-
- Le maintien dans l’emploi concerne les salariés de plus de 55 ans.
- Le recrutement concerne les salariés de plus de 50 ans.
- d’autre part, au moins pour les trois des six domaines d’action décrits par la loi qui seront choisis par l’entreprise ou la branche, des dispositions favorables au maintien et au recrutement de seniors devront être prises. Pour rappel, les six domaines d’actions qui ont été définis sont les suivants:
- Recrutement de salariés âgés dans l’entreprise (plus de 50 ans).
- Anticipation de l’évolution des carrières professionnelles.
- Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité.
- Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation.
- Aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite.
- Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat.
A noter : il est précisé clairement que chacune des dispositions retenues sera accompagnée d’un objectif chiffré. Cet objectif pourra être suivi sur la durée de l’accord ou du plan par l’intermédiaire d’indicateurs. Néanmoins, cette contrainte n’est valable que pour les trois principales dispositions retenues; pour les autres, il n’y aura pas d’exigence d’objectifs chiffrés.
- Les plans d’action ainsi que les accords devront clairement indiquer les modalités de suivi de la mise en œuvre des dispositions.
- Une durée maximale d’application de trois ans est requise pour l’accord ou le plan d’action.
Eléments formels à respecter dans les plans d’action senior et les accords de branches ou d’entreprises
La circulaire attire particulièrement l’attention sur les conditions suivantes pour que les accords de branches ou d’entreprises ainsi que les plans d’action senior soumis soient considérés comme valides :
- Chaque domaine d’action qui aura été retenu par l’accord ou le plan d’action devra reprendre la terminologie précise des domaines d’action prévus par la loi.
- Pour chaque domaine d’action retenu, une ou plusieurs dispositions favorables à l’emploi des seniors peuvent être retenues.
- Les objectifs chiffrés associés aux dispositions prévues ont la possibilité de concerner d’autres tranches d’âges que celle visée par l’objectif global.
Pour autant, la circulaire ne détaille pas précisément ce que chacun des 6 domaines d’actions prévus couvre comme application réelle dans une entreprise, un secteur ou une branche.
La validation du plan d’action senior d’une entreprise par le préfet est-elle réaliste ?
Posté par BiTWiiN & Co dans Aspects légaux, Plan d'action Senior le 3 juillet 2009
« Le plan d’action senior doit être validé par la préfecture » Certes. Mais comment faire ?
Le décret sur l’obligation d’instaurer un plan d’action senior dans les entreprises de plus de 300 personnes et dans les entreprises entre 50 et 300 personnes non couvertes par un accord de branche impose de faire valider ce plan d’action, ou l’accord d’entreprise par le préfet compétent.
Voici en substance ce que nous dit le texte de loi paru au Journal Officiel du 21 mai 2009 sur l’emploi des seniors. Mais l’application pratique de cette validation par le préfet ou la préfecture reste énigmatique.
- Quel service faut-il contacter à la préfecture pour la validation du plan d’action senior ? Le service Emploi ? Le service Solidarité Emploi et lutte contre l’exclusion ? Le service Entreprises ?
- Quelle doit être la mise en forme du plan d’action senior réalisé par l’entreprise ? Comment doit t’il être articulé ?
- Quel sera le suivi mis en place pour vérifier la bonne application du plan d’action senior dans l’entreprise ? Y aura t’il des inspecteurs ? Des comptes rendus à envoyer de la part de l’entreprise ?
- Si le plan d’action senior n’est pas jugé valide, peut-il être représenté à la préfecture ? Sous quel délai ?
- En cas d’amende, comment est-elle perçue ? Par qui ? Sous quel délai ?
Une loi doit avoir réfléchi à une vraie mise en place logistique et administrative pour encadrer son application. Pour le moment, on ne peut pas dire que ce soit réellement le cas. Et les solutions tombent plutôt au jour le jour.
Les préfectures qui sont censées accompagner les entreprises dans leur question sur le sujet ne sont pour le moment absolument pas informées de la marche à suivre. A quelques mois de la date d’application, ce n’est pas de bon augure, un sujet comme celui-ci aurait nécessité un accompagnement beaucoup plus grand comme cela a pu être le cas dans d’autres pays comme la Finlande (lire notre billet sur l’exemple Finlandais)
A quand donc un contact dans les préfectures pour accompagner, guider, valider, et juger des processus dédiés à l’emploi et au maintien des seniors dans l’emploi ?
Le compteur tourne…

